Quels sont les projets d’Adem Beyazit, l’homme qui a recruté 50 ex-salariés de NCN?

Adem Beyazit emploie actuellement 150 personnes dans la région et vise les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en fin d’année.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                          Le barbecue est en cours de préparation, et Adem Beyazit savoure l’instant. Il a pu réunir, le temps d’un midi, les chefs d’équipe de sa nouvelle société Côte d’Opale constructions. Dans ses locaux de la route de Quéhen à Isques, à quelques mètres de la concession Mercedes, les salariés ne sont pas dépaysés. Il y a encore deux mois, ils travaillaient pour NCN, implantée sur la zone de Landacres, à cinq minutes à vol d’oiseau. Mais cela, c’était avant la liquidation judiciaire de ce fleuron de la construction sur le littoral. L’entreprise présidée par Willy Morel venait de s’effondrer économiquement, entraînant le licenciement de plus de 200 salariés. Un choc.

 

Côte d’Opale constructions recrutera en janvier des jeunes en contrat d’alternance.
Côte d’Opale constructions recrutera en janvier des jeunes en contrat d’alternance.

 

 

 

 

« J’ai travaillé en sous-traitance pour NCN au début des années 2000, j’ai donc toujours eu un œil sur cette belle entreprise », explique Adem Beyazit. Mais avant de reprendre une partie de ces salariés, ce citoyen turc a démarré dans le secteur de la construction à Outreau en créant Maxibat 62, surfant sur le même créneau que NCN. Huit ans plus tard, et la construction d’un siège flambant neuf dans la ville de ses débuts, le chef d’entreprise emploie 150 salariés et vise à la fin de l’année les 20 millions de chiffre d’affaires.

« Je veux continuer à investir ici »

« Je crois à 100 % dans l’économie du Boulonnais, insiste l’entrepreneur. En créant Côte d’Opale constructions fin juin, j’ai voulu donner la priorité aux salariés de NCN, des gens qui travaillent bien. 100 % des salariés de la nouvelle entreprise viennent de NCN. » Avec cette entité, Adem Beyazit vise la réalisation de gros bâtiments pour le logement et l’activité tertiaire. « Les appels d’offres sont nombreux, et le Covid n’empêche pas de travailler si on sait faire avec, et c’est notre cas. »

 

L’équipe de Côte d’Opale constructions est constituée à 100 % d’ex-salariés de NCN.
L’équipe de Côte d’Opale constructions est constituée à 100 % d’ex-salariés de NCN.

 

Le chef d’entreprise a d’ores et déjà repris certains chantiers démarrés par NCN à l’image de la résidence d’Édouard Denis, à Étaples. Il devrait aussi réaliser très prochainement 13 logements au Touquet et 24 à Fort-Mahon. « Mon ambition est de créer des agences dans plusieurs villes des Hauts-de-France, dont Amiens, mais toujours avec des effectifs raisonnables. Ce qui a fait tomber l’ensemble de NCN, c’est aussi peut-être le trop grand nombre d’employés dans une seule entité. » Avec tant de projets, les effectifs devraient forcément grossir dans les années à venir. « On recrutera surtout des contrats d’alternance en janvier. » Une belle manière de parier sur le futur.

Pour postuler à un contrat d’alternance, il faut envoyer sa candidature à maxibat62@gmail.com

D’Ankara à Boulogne-sur-Mer

Sa réussite économique à de quoi surprendre. À 33 ans, Adem Beyazit emploie déjà 150 personnes alors qu’il n’a commencé les affaires qu’en 2012. « Oui, cela interroge, reconnaît l’entrepreneur. Mais je viens d’une famille de chefs d’entreprise. » Né à Ankara, l’homme est le fils des créateurs de la Beyazit holding. « L’entreprise a été créée en 1983 par mes parents et intervient dans quatre secteurs : l’hôtellerie, l’industrie pétrolière, les concessions automobiles et le bâtiment. »

Il veut construire un EHPAD dans le Boulonnais

Depuis son arrivée à Boulogne, le patron assure avoir investi 60 0 000 euros dans ses affaires, l’argent provenant de ses parents et de la vente d’actifs en Turquie. « Je n’ai pas pris un seul dividende depuis 2012 », promet Adem Beyazit, qui confirme avoir débuté à Boulogne en rachetant le restaurant de kebab situé à l’angle des rues du Vivier et du Camp-de-Droite. « Il s’agissait d’u ne très bonne affaire », qu’il a su faire fructifier, sourit celui qui ne manque pas de projets. « Je n’ai pas fini d’investir ici. Je veux construire un EHPAD aux dernières normes dans le Boulonnais, on en reparle bientôt  ! »

Un groupe, quatre sociétés

Adem Beyazit est à la tête de la holding Maxigroupe, qui compte quatre sociétés : Maxibat 62 (gros oeuvre), Maxibat 62 façades, Dourdins Bâtiments (gros oeuvre, à Arras) et C.O.C Construction.